3ème billet: Ai Yazawa, mode d’emploi

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Lorsqu’on pense à Ai Yazawa, on pense inévitablement à son oeuvre phare Nana. Pourtant, si j’avais à proposer, à un ou une néophyte, un ordre de lecture idéal pour découvrir sa bibliographie, j’opterais pour celui-là, de façon plus logique qu’émotive…

  1. Gokinjo, une vie de quartier
  2. Paradise Kiss
  3. Nana
  4. Le reste

Gokinjo, étant en quelque sorte une première partie à Paradise Kiss, doit être lu en premier afin de comprendre les références entre les deux oeuvres. Bien que les deux séries peuvent se lire séparément sans problèmes, il est sympathique et réconfortant de voir certains personnages revenir, par exemple.

Paradise Kiss est l’oeuvre ayant une fin la plus complète d’Ai Yazawa. Sa deuxième position dans l’ordre de lecture suggéré n’est que logique, puisque cela fini en quelque sorte Gokinjo. Il est également plaisant de remarquer l’évolution du trait de l’auteure dans un récit semblable, quoique moins humoristique.

J’aurais pu placer Nana en premier sans problème s’il n’y avait pas eu l’apparition de personnages des séries précédentes dans le bonus principal, La Pièce de Junko. Sans connaître George, par exemple, on gâche un grand potentiel humoristique.

Le reste de l’oeuvre d’Ai Yazawa peut se lire, par la suite, sans ordre particulier afin de combler le vide laissé par la non-fin de Nana.

Pour les coeurs rebelles, il y a aussi l’option d’y aller selon l’instinct, comme moi à l’époque. Peu importe votre choix, vous n’allez point être déçu et vous allez vouloir en lire plus. C’est l’effet secondaire Ai Yazawa.

2ème billet: Nana à travers le temps

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J’ai commencé la lecture de Nana un peu trop jeune. Je cherchais un manga shôjo pour rassasier ma faim de lecture. C’est là qu’un cyber-ami m’avait envoyé le premier générique de la série animée. J’avais été hypnotisé à l’époque. Je me suis acheté les deux premiers tomes peu de temps après. Mon premier contact concret avec l’oeuvre d’Ai Yazawa venait d’être fait.

L’affaire, c’est que j’avais 12 ans. À 12 ans, on ne saisit pas entièrement tout d’un manga comme Nana. Par exemple, comment comprendre les pulsions sexuelles de Takumi lorsqu’on a un concept flou de ce qu’est faire l’amour.

C’est lors de ma relecture de la série vers 17 ans que j’ai enfin pu saisir toute l’ampleur de l’oeuvre et des sujets abordés… Et c’est en relisant Nana à 18 ans que j’y ai trouvé un sens important dans ma vie.

À chaque relecture la série, j’y découvre une profondeur supplémentaire. Plus que l’on vit, plus que l’on peut comprendre les différents enjeux des personnages. Après tout, Nana c’est l’histoire de jeunes adultes et plus que l’on rentre et persiste dans le monde adulte, plus on a l’opportunité de se reconnaitre.

Nana a plusieurs niveaux de lecture. Les plus jeunes vont y voir des histoires d’amour et de musique, les moyens jeunes vont y voir des histoire d’amour complexes et le cruel showbusiness. Les jeunes adultes, eux, vont y voir un portrait tout de même réaliste de la vie.

Retour

Surprise! Yazawa Street n’est pas mort. Même si je l’ai sauvagement abandonné pendant quelques mois, je continuais à réfléchir sur le tout, sur la direction du projet. Avec mon nouvel ordinateur, puisque l’autre est décédé, je vais pouvoir poursuivre le travail commencé, bien que je dois recommencer une grande partie des textes écrits.

Le meilleur est à suivre! 🙂

(Pendant ce temps, Ai Yazawa n’est toujours pas revenue.)

1er billet: Pas besoin de suite pour Nana…

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À chaque relecture de Nana, je reviens au même constat. La série n’a pas tant besoin de fin que ça… La fin (pas si fin que ça) me satisfait amplement, en fait.

Depuis 2008, ladite série est en pause, Ai Yazawa ayant quelques problèmes de santé. Outre un retour de La Pièce de Junko, nous n’avons pas eu quelconque espoir quant à une suite. Je ne veux pas papoter sur le sujet de sa maladie. Elle est malade, that’s it, that’s all. Je ne veux pas non plus aborder le fait qu’elle aurait pu continuer Nana au lieu de La Pièce de Junko: c’est son choix et si elle veut dessiner sans s’impliquer corps et âme, c’est déjà là une bonne chose.

Je veux simplement partager que la fin du tome 21 est une fin satisfaisante. Oui, elle laisserait pleins de mystères, puisque toutes les intrigues très importantes n’auront finalement pas de fin, mais lors de mes relectures, je trouvais que la dernière page du dernier tome clôturait bien le tout. Je suis serein avec cette fin trop libre et sans réponses. S’il lui arrivait quelque chose de grave (ce que je ne veux pas…) ou que l’envie ne serait plus là (ce que je ne veux pas également…), je me dis que, bien que théoriquement Nana n’est pas terminé, la série ne finit pas sur n’importe quoi…

Par contre, si j’ai envie de remuer le couteau dans la plaie, je n’ai qu’à relire les trois premiers chapitres du tome 22. Versons des larmes de fan ensemble et remplissons une rivière.

Pis rétablissez-vous bien, ze meilleure auteure…

Création

Voici mon premier article. Je veux souligner, avec amour, le début de l’aventure Yazawa Street. Bien que vous êtes présentement peu nombreux à lire ceci (genre zéro), j’espère que vous allez suivre le tout de près. Dans les prochaines semaines, le site va s’agrandir. Je vais documenter la série Nana avant tout, étant donné que c’est son oeuvre phare. Une page Twitter (ou Facebook, je suis perdu) sera créée dans un futur proche. Je ne sais pas quand, mais j’espère que ça va être bientôt. Bref, j’ai tout plein de projets pour Yazawa Street, donc attachez vos tuques et à la prochaine!